mercredi 14 novembre 2012

Lotte aux agrumes

 
Voici une petite recette vitaminée pour donner des couleurs à l'automne, dans l'assiette aussi. J'ai nommé : la lotte aux agrumes ! (roulement de tambour)

En faisant mes courses, je suis, par hasard, tombée sur deux magnifiques queues de lotte à un prix défiant toute concurrence. Erreur d'étiquetage ? Je n'ai pas réfléchi longtemps et j'ai certainement bien fait car les prix n'était plus le même lorsque j'y suis retournée.

Pour cette recette, il faut prévoir pour deux queues de lotte :
- 1 ou 2 pamplemousse (selon la taille)
- 2 oranges
- le jus d'une ou deux oranges
- 1 citron
- sel, poivre, gimgembre en poudre, cannelle

Détailler la lotte débarassée de sa peau et de son arrête centrale en cubes. Les déposer sur une plaque allant au four s'il s'agit d'un four vapeur sinon préférer l'usage de papillotes en papier cuisson.

Eplucher à vif les agrumes et ôter toutes les peaux autour des quartiers. Mélanger les fruits au poisson ainsi que le jus d'orange. Assaisonner.

Faire cuire au four vapeur ou en papillote pendant 20 minutes.

Servir accompagné de quinoa.



Non visible sur la photo, une petite cruche contenant le jus de cuisson afin de permettre à chaque convive de doser sa sauce

lundi 12 novembre 2012

Bretzel au levain maison

Je l'avais annoncé, c'est maintenant chose faite ! J'ai fabriqué mes premiers bretzel à base de mon levain.
Je me suis basée sur la recette au Thermomix de Barbara sur le blog de Gribouille. Je vous remets le lien car je ne vois aucun intérêt à recopier la recette si je n'y apporte pas de changement particulier : http://gribouille118.blogspot.fr/2011/10/bretzel-pretzel.html
J'ai simplement utilisé la moitié des quantités indiquées car je n'aime les bretzels que frais.

 
Pour mémoire, je n'ai pas de Thermomix. J'ai donc simplement utilisé mon four vapeur à l'aide de son programme spécifique pour faire lever ma pâte.
Après le temps de repos recommandé :
 

On forme les bretzels après avoir roulé de longs boudins de pâte :

Un bon bain bien chaud dans l'eau à laquelle on a ajouté du bicarbonate alimentaire :
Les Bretzels commencent par plonger au fond et lorsqu'ils sont prêts à ressortir, ils remontent à la surface.
 
 
Parure de différentes graines et d'un peu de sel pour être les plus beaux avant d'aller passer 20 minutes de sauna/solarium au four :


 
Oups, nous étions tellement pressé de les déguster que... j'ai oublié de faire la photo à la sortie du four !!
 
En tout cas, ces bretzels étaient délicieux. L'intérieur était parfaitement moelleux alors que j'extérieur était croustillant à souhait. Je n'ai pas entendu UN mot pendant que ma petite famille les a dégusté ! Un fois terminé, le verdict est tombé : "Maman, tu peux en refaire". La recette est acceptée à l'unanimité !
 
J''ai prévu d'en refaire mais en plus petit pour un apéro. Peut être même que je vais faire des mini malicettes avec cette pâte. On verra ensuite si je les farci ou pas.


samedi 10 novembre 2012

Une pause sérénité


Lorsque je suis stressée, contrariée. Lorsque je cherche une réponse à une question, je me retrouve là, à cette source. Je viens littéralement me ressourcer. Cette expression prend là tout son sens.

Cette source avait  une belle histoire dans le coeur des anciens. La tradition dit que la Sage-femme qui avait sa maison juste à côté venait y chercher l'âme des enfants à naître.
L'eau qui vient directement de la grande nappe phréatique d'Alsace est limpide et à la même température tout au long de l'année (12-13°).

Puis est arrivé le progrès. Ce lieu à été terrassé à grand renfort d'engins, il y a quelques années, avant d'être laissé livré à lui-même. On a entassé des branchages et de la terre à proximité. Certains s'en sont servis de parking, d'aire de moto cross ou de quad... Il y a même été installé un déversoir d'orage qui s'écoule directement dans le cours d'eau par forte pluie.
La construction du Grand Canal d'Alsace en faisant baisser le niveau de la nappe phréatique a asséché bon nombre de sources. Celle-ci à survécu mais son débit s'est fortement ralenti.

Il y a quelques années encore, ce lieu était envahi d'herbes folles et d'orties. Personne ne s'y intéressait vraiment. Même l'agent communal rechignait, à juste titre, à venir entretenir cet endroit car il risquait à tout moment de tomber à l'eau.

Quelques années plus tard, voici ce qu'il est devenu à force de patience et d'écoute. Aujourd'hui, ce petit coin de nature au coeur du village a retrouvé sa sérénité et la partage bien volontiers avec qui veut bien passer un petit moment en sa compagnie.

 Les habitants et les gens de passage dans la Commune viennent s'y promener le dimanche, en famille. Les enfants se retrouvent là, les mercredis, samedis et jours de vacances, pour s'amuser dans un espace naturel, sans pesticides. Le soir, les ados viennent là pour discuter loin du regard des adultes.
Quelle belle victoire de la nature !


Ce lieu et le petit terrain attenant, m'ont été "confiés" en 2008, suite aux élections municipales. Je n'en suis pas propriétaire, ni locataire, ni rien du tout d'ailleurs. Il m'a simplement été demandé de refaire une petite place à la nature au coeur du village et de mettre cette source en valeur.
Je ne suis ni paysagiste, ni même jardinier. Je suis conseiller municipal en charge de l'environnement et j'avais simplement envie d'appliquer mes idées sur un terrain autre que mon propre jardin.

Cet aménagement (et les autres) m'auront coûté plus de temps que d'argent à la Commune. Il a pu se faire à moindre coût parce que j'ai bénéficié de la confiance du Maire, de l'aide précieuse d'un conseiller municipal, de l'adjointe agricultrice et de l'agent communal pour l'entretien.

Elle fait aujourd'hui partie d'un ensemble que j'ai baptisé "le jardin des cinq sens", au même titre que le labyrinthe en saule tressé dont je vous ai déjà parlé le mois dernier.
Cet aménagement nous a valu un prix départementale de fleurissement en 2012 pour son originalité. Notre Commune n'en avait jamais eu jusqu'à présent.

Cette source représente la VUE. Pour que les visiteurs puissent profiter pleinement de cette belle perspective, j'ai fait tailler des gradins dans une partie du pourtour de la source. Celle qui était si dangereuse à entretenir pour l'agent communal.

Et pour ceux qui ne peuvent y descendre, nous avons prévu des bancs sur les hauteurs avec des pierres de grès des Vosges récupérées.
 
Je tiens simplement à insister sur le fait que l'entretien de ce lieu se fait sans aucun produit chimique, comme la plupart des espaces communaux.
 
Je vous reparlerai l'illustration des autres sens un peu plus tard...

jeudi 8 novembre 2012

Tuto fleur en relief au crochet


Ca fait un moment que je suis à la recherche d'explications simples pour réaliser des fleurs au crochet avec un minimum de volume.
Je pratique le crochet, certes, mais je ne suis pas une experte !

J'ai enfin trouvé, testé et approuvé.

Je vous le livre tel quel (ça me permet en plus de me le sauvegarder en pense bête !) :

Monter 4 mailles en l'air (ml) et former un rond en terminant par une maille coulée (mc) dans la première. Jusque là, c'est simple et sans surprise !

Premier rang :
Dans le rond formé, réaliser 3 arceux en commençant par une maille serrée (ms) suivie de 3 ml, 1 ms, 3ml, 1 ms, 3 ml puis un 1 mc dans la première ms.

Deuxième rang :
Dans chaque arceau faire 1 mc, 5 brides (B), 1 mc pour former 3 pétales

Pour le rang suivant, on travaille à l'envers pour former 5 nouveaux arceaux destinés à supporter 5 nouveaux pétales.

Troisième rang :
1 ml, 1 ms autour de la première ms du premier rang , 3 ml,
1 ms entre la 3e et la 4e B du premier pétale du rang 1, 3 ml,
1 ms entre la 1ère et la 2e B du 2ème pétale, 3 ml,
1 ms entre la 5e B et la mc du 2ème pétale, 3 ml,
1 ms entre la 1ère et la 2e B du 3e pétale, 3 ml,
joindre par un mc dansla 1ère ml du début du rang.

Si vous avez compris cette étape, le reste devient du détail.
On travaille à nouveau sur l'endroit !

4e rang :
Dans chaque arceaux : 1 mc, 6B, 1 mc pour former 5 pétales

Retour à l'envers.

5e rang :
1 ml, 1 ms autour de la première B du 3e rang, 3 ml,
1 ms dans le pied de la 5e B du 1er pétale, 3 ml,
1 ms dans le pied de la 4e B du 2e pétale, 3 ml,
1 ms dans le pied de la 3e B du 3e pétale, 3 ml,
1 ms dans le pied de la 2 e B du 4e pétale, 3 ml,
1 ms dans la pied de la 1ère B du 5e pétale, 3 ml,
joindre par une mc dans la 1ère ml du début du rang.

6e et dernier rang :
Dans chacun des 6 arceaux : 1 mc, 6 B, 1 mc

 
Je me suis arrêtée là mais rien ne vous empêche de rajouter d'autres pétales. Il vous suffit de reprendre le principe des arceaux à faire sur le dos de la fleur.

Une fois les fils cousus (pour ma part, j'ai changé de couleur à chaque pétale), vous pouvez orner un tas de petites choses de ces jolies fleurs. Celles-ci étaient pour apporter une petite touche fleurie à un béret fait avec les mêmes laines. D'autres suivront pour une petite écharpe assortie. J'ai garni le coeur de la fleur avec un petit bouton nacré.

J'ai également prévu d'en refaire pour donner un peu de peps à un poncho réalisé dans une couleur sable ou à une cape un peu tristounette. No limit.







mardi 6 novembre 2012

Mur de séparation vivant



L'arrivée massive de rurbains dans nos petits village faisant fleurir des lotissements en quantité entraîne également la multiplication de murs tristes (ça n'engage que moi) en béton ou en parpaings. Ils sont parfois recouverts de crépis mais pas toujours.

Les terrains de constructions deviennent de plus en plus petit au fur et à mesure qu'ils se raréfient et que leur prix flambent alors pourquoi, en plus se boucher la vue par un mur ? Peur du voisin ? Besoin de se sentir chez soi ? Certes !
Le problème n'est-il tout simplement pas pris à l'envers ? Pourquoi s'obstiner à vouloir construire sa maison au milieu de son terrain, ne laissant qu'une petite bande de 3 mètres tout autour, alors qu'en optant pour des maisons accolée (séparées toutefois par un garage pour éviter de vivre vraiment avec le voisin) permettrait de profiter d'un jardinet tout à fait correct dans lequel les enfants peuvent s'amuser ? Vaste problème.
Personnellement, d'avoir un mur devant mes fenêtre me donnerait un sacré coup au moral. Je ne suis pas certaine que les Fleurs de Bach suffiraient à faire passer mon cafard.

Certains me répondront que le mur en parpaing nécessite moins d'entretien qu'une haie par exemple. Je peux l'entendre. Mais avez-vous déjà vu un mur crépi qui vieilli mal ? C'est moche. A la limite, je trouve cela plus supportable lorsqu'il s'agit d'un vieux mur en pierres naturelles patiné par le temps qui se couvre de mousse et d'où s'échappent des plantes sauvages venues d'on ne sait où.
Où, je m'en sors comme je peux car, ceux qui me connaissent savent que ma vieille Ty Kohz [ça veut dire "vieille maison" en breton et nous avons trouvé ce nom rigolo car il rappelle à la fois les origines bretonnes de Monsieur Bidule et le côté bavard de sa femme (moi !)] est entourée en partie par un beau et vieux mur (daté de 1762, s'il-vous-plaît !). Je vous entend me dire "alors ma bonne dame, faites ce que je dis mais pas ce que je fais..."
Je n'ai pas choisi d'avoir un grand mur autour d'une partie de ma maison, c'était dans le lot lorsque nous avons acheté cette maison. Et pour tout vous dire, du côté de mon seul voisin, il n'y a pas de grand mur. Nous avons même détruit d'un commun accord le petit bout de grand mur qu'il restait entre nous car il devenait dangereux. Entre lui et nous, nous avons simplement monté un muret d'une trentaine de centimètres surmonté d'un jolie barrière en bois. Pour faciliter les bonnes relations, nous avons même prévu un portillon pour faciliter le convivialité.
Pour le reste, le mur est suffisamment éloigné de mes fenêtres (oui, notre terrain est de bonne taille mais sans excès) pour qu'il ne me bouche pas la vue.

Ces grands murs, car généralement ils sont de bonne hauteur, représentent pour moi bien plus d'inconvénients que d'avantages.
- lorsqu'il fait chaud, ils emmagasinent la chaleur et empêchent l'air de circuler favorisant un sentiment d'étouffement
- ils bouchent la vue mais parfois privent la maison de lumière
- en cas de très forte pluie entraînant des inondations, ils n'empêchent pas l'eau de s'infiltrer (généralement au niveau des ouvertures du type portail) mais rendent sont évacuation plus difficile

Que vous reste-t-il comme solution ? La haie de thuyas ? Pitié nooon ! Si vous avez de la place, vous pouvez toujours opter pour une haie fleurie et variée favorisant la biodiversité mais vu la taille des terrain, il n'y a pas toujours la place nécessaire.

J'ai découvert une solution alternative qui m'a beaucoup séduite. Elle ne prend pas plus de place qu'un mur en parpaing et nécessite l'usage d'un taille-haie deux fois par an environ. Roulement de tambour... le saule tressé !

 
C'est quand même plus joli que la parpaing plus haut, non ? Je vous vois venir. Oui, au début, c'est quasiment aussi "transparent" qu'un grillage mais très vite, les espaces se remplissent.
 
En fait, j'ai utilisé le saule tressé pour réaliser un petit labyrinthe à destination des enfants sur un terrain communal. L'avantage de ce matériaux est qu'on peut réaliser facilement toutes sortes de formes, bien plus complexes encore.
 
Pour ce projet de labyrinthe, j'étais à la recherche d'une idée originale spécifique à notre commune avec une emprise au sol limitée. J'ai simplement choisi l'emblème du village, le trèfle.J'ai entremèlé trois cercles de 3 mètres de diamètre chacun et j'ai ajouté la tige.
 
 
Pour faciliter la plantation, j'ai matérialisé les zones de plantation avec une simple pioche. Ca nous a pris un dimanche après-midi à deux. Oui, Monsieur Bidule était de la partie... Oui, les réalisations communales se font les week-end, jours fériés et jours de congé car j'ai un boulot à plein temps à côté de ça. Je fais partie de ses élus locaux qui se démènent comme ils peuvent pour apporter des idées originales à leur commune en dépensant le moins possible : ça s'appelle le bé-né-vo-lat !
 
Nous avons acheté les tiges de saule à tresser auprès d'une petite entreprise familiale à Limersheim (67) dont voici le site internet : http://fermekieffer.fr/PAGES%20HTML/index.html
 
La plantation proprement dite a été faite en une journée et une demie à deux personnes ! Incroyable !
Monsieur Kieffer a percé des trous tous les 10-15 cm. Au fur et à mesure, son épouse y a planté 4 tiges de saule qu'elle a ensuite tressé.



La mise en oeuvre est tellement simple, que nous aurions pu le faire nous-même mais par manque de temps, nous avons préféré confier cette tâche au producteur de saule.
 
Pour rendre ce labyrinthe un peu plus attrayant pour les enfants, j'ai souhaité cacher des cabanes à l'intérieur de chaque cercle. En souvenir d'un fabricants de tipis installé au village pendant quelques années, j'ai demandé aux Kieffer de nous fabriquer des tipis en saule tressé. Aussitôt dit, aussitôt fait !
 
 Après la plantation, nous avons recouvert le sol de mulch et de broyat pour maintenir un maximum d'humidité au pied des tiges de saule et pour limiter le pousse d'herbes dans le labyrinthe.

La plantation a eu lieu en février 2011, quelques mois plus tard, la structure a commencé à se couvrir de feuilles.




La première année, en attendant un réel enracinement, il est nécessaire d'arroser régulièrement mais cela est vrai pour n'importe quelle plantation. Il faut également éviter de malmener les jeunes tiges de saule.

Dès la seconde année, le labyrinthe s'est épaissi et les enfants se sont approprié les tipis. On y trouve régulièrement les petits trésors de nature (pierres, pommes de pin) qu'ils y ont oublié. L'été, les tipis leur offrent également un petit abris ombragé très agréable.

Avec l'automne, les feuilles vont tomber et le tressage de départ réapparaîtra. Petits et grands peuvent ainsi prendre conscience du rythme des saisons. Au printemps prochain, des petits bouts de vert tendre montreront le bout de leur nez et ce sera le signe d'une nouvelle saison de rires d'enfants en ce lieu un peu différent qui leur est dédié.

J'espère que je vous aurai donné envie d'envisager différemment votre projet de clôture autour de votre maison. Si tel est le cas, réfléchissez-y dès maintenant car la période de plantation se situe entre décembre et février/mars.
N'hésitez pas à contacter Madame et Monsieur Kieffer. Ils seront de bon conseil.

Ce labyrinthe fait aujourd'hui partie intégrante d'un espace naturel baptisé "le jardin des 5 sens" dont je vous parlerai dans différents messages à venir.
Le prochain post à se propos s'intitulera "une pause sérénité"...

A bientôt.


dimanche 4 novembre 2012

Compote de pommes arrangée




A la manière du rhum de qualité moyenne qu'on arrange en y ajoutant des épices (je tiens ça de mon amie Lolita qui est originaire de l'île de la Réunion), j'ai décidé d'arranger une compote de pommes pour la rendre plus "vendable" aux yeux des enfants qui en ont déjà "marre de la compote" alors que la saison ne fait que commencer... tout un programme !!

Je me suis inspirée des pommes au four que je leur propose parfois. L'idée est très simple.

Dans une jolie coupelle allant au four (ici, de la poterie de Soufflenheim en Alsace), j'ai mis 3-4 cuillères à soupe de compote maison.
J'ai coupé au couteau des noix, des noisettes et des noix du Brésil pour obtenir des morceaux assez grossiers que j'ai parsemés sur la compote. Un petit train de sirop d'agave (ma compote manquait un peu de sucre/fructose), quelques zestes d'orange et du chocolat noir à 70% (coupé également au couteau) plus tard, je mettais le tout au four (180° 0% de vapeur le temps que le mélange se réchauffe un peu et que le chocolat fonde.

 
Les enfants ont bien apprécié. Ce dessert a obtenu leur aval. J'ai "le droit de le refaire". Ouf ! Pas facile la vie d'une Maman.
 
Déjà, lorsqu'ils étaient petits ou que je gardais des enfants, j'étais parfois obligée de ruser pour que chacun mange de tout sans en avoir l'air.
Régulièrement, je camouflais des légumes mixés à cru dans les galettes de viande, dans la sauce bolognaise... Ça a toujours fonctionné.

vendredi 2 novembre 2012

Saint Jacques en panure persillée sur lit de cèpes, flan de panais et huile de truffe



Là, je me suis attaquée à du lourd !!! Très lourd !

J'adore les Saint Jacques et les cèpes, sans parler de l'huile de truffe et je ne connaissais pas le goût du panais. Lorsque j'ai vu, sur le blog d'Amélie, une recette avec tous ces ingrédients rassemblés,... je l'avoue... j'ai craqué !

J'ai suivi l'ensemble des indications de son blog sauf pour la persillade où j'ai remplacé le pain de mie toasté puis mixé en chapelure par un mélange de graines (lin, sésame blond, tournesol, courge) également mixé.

Voici la recette d'Amélie :
http://latabledamelie.blogspot.fr/2012/10/st-jacques-en-panure-persillee-sur-lit.html

La recette était déjà complexe en soi mais pourquoi ne pas compliquer encore plus les choses ? C'est tout moi, ça !
C'était un samedi, il faisait beau et doux pour la saison. Un temps idéal pour effectuer différentes tâches au jardin avant l'arrivée des grands froids. J'ai donc passé ma journée à transporter des pierres, tailler des arbustes, creuser, etc. Que des choses bien physiques...

A 19 heures, arrêtée dans mon élan par la nuit tombante, j'ai rangé mon matériel tout en réfléchissant à ce que j'allais bien pouvoir faire pour réconforter les autres travailleurs de la maison. Monsieur Bidule s'était fâché avec la pose de sa première gouttière (je vous l'ai déjà dit, nous rénovons notre maison en apprenant les techniques au fur et à mesure des besoins), Zam était revenu fatiguée et triste suite à un incident qui a eu lieu à la caserne (elle est Jeune Sapeur Pompier), Pilou avait galopé tout l'après-midi avec son amie Emma et Zouzou avait planté toutes les pensées. Bref, il fallait d'urgence faire quelque chose pour finir cette journée dans la douceur.

C'est là que m'est venu l'idée de réaliser la recette d'Amélie. Il était 19 h 30 !!! Petit coup d'oeil à la montre (j'aurais dû commencer par là !) mais trop tard, c'était annoncé à l'assemblée. Première erreur !

Vite, vite, je me lance dans l'épluchage des panais et c'est là que je me souviens que j'avais une brioche en cours... heu... et un pain... Gloups ! Petit moment de solitude... je remobilise mes forces (oh là, petite douleur dans l'épaule gauche, souvenir de ma journée et de ma rencontre avec un automate sur l'autoroute, c'est pas le moment !!) et je façonne et je lance la dernière levée et la cuisson de ma brioche dans la foulée dans le four vapeur. Bien sûr, c'était une nouvelle version de brioche (celle d'Aurélie publiée le 27 octobre) et j'ai perdu un peu de temps.
Petit coup d'oeil au pain. Il peut encore attendre un peu. Il attendra donc.

La cuisson de la purée de panais étant lancée, je m'occupe de suite de ma persillade et de l'épluchage du reste des cèpes. Une petite pensée parasite me traverse l'esprit... Zut (là je la fais soft, car l'expression n'était pas tout à fait celle là au moment des faits !!), je devais faire cuire des poules pour les bouchées à la reine du lendemain. Aussitôt pensé, aussitôt fait. Je n'ose plus regarder ma montre...

Pas un bruit dans la maison. Chacun est occupé dans son coin à se faire oublié. Ils ont tous conscience que la cuisine est pour l'instant l'endroit à éviter.

Embouteillage au niveau du four. La brioche est en pleine cuisson et les flans de panais ne peuvent attendre. Heureusement, le four électrique de la cuisinière (celui qui sert essentiellement à stocker mes plaques de four) est volontaire. Il se chargera des flans de légumes. J'ai décidé de faire l'impasse sur l'option "démoulage" en choisissant de jolis ramequins.

Le temps de poêler les cèpes et voilà que le four vapeur se libère. Le pain attendra encore un peu. Petit changement de réglage pour la fonction maintient au chaud et il est prêt à accueillir à la fois mes assiettes à réchauffer et mes cèpes à maintenir au chaud.

Dès la fin de la cuisson des flan, je lance celle des St Jacques. Une tête apparaît à la porte de la cuisine, juste au bon moment pour livrer, au salon s'il-vous-plaît, les assiettes dressées ! Il est 21 h 50, lorsque la première d'entre elles (il y en avait 5) sort de la cuisine.
Le public affamé est conquis.

Les poules du lendemain continuent à cuire tranquillement dans leur bouillon. Le pain vient de faire son entrée au four pour une heure. Je peux enfin m'asseoir à table et déguster ce petit plat qui m'aura bien occupée.

 
 
Dès la fin du repas, je me suis écroulée (endormie). Heureusement, Monsieur Bidule et les enfants ont gentiment débarrassé la table et lancé le lave-vaisselle...