Bienvenue à toi, oh noble visiteur, dans mon petit monde. Je vais essayer de te faire partager, en ce lieu qui se veut convivial, mes multiples aventures. Certes, la création de ce blog en est une à elle seule... Je compte sur ton indulgence !! N'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc n'ont pas leur place ici. Si de tels mots sont dans tes habitudes, laisse-les devant la porte ou passe ton chemin. A bientôt.
lundi 5 mai 2014
Fabriquer un épouvantail en deux temps trois mouvements
Contrairement aux apparences, je n'ai pas abandonné ce blog, bien au contraire. Je suis certes moins présente mais malgré tout toujours là. Soyez en assurés !
Il est vrai que l'article publié en 2012 sur ma première attaque de pyrales du buis sur mes arbres m'occupe pas mal car je continue à recevoir de nombreux messages à ce propos.
Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler de notre activité d'hier, avec les enfants. Cette année, nous avons décidé de faire un potager un peu plus orthodoxe et nous nous donnons du mal malgré des conditions un peu difficiles (travaux de maçonnerie en cours au niveau du potager et stock de matériaux sur place).
Nous avions semé des petits pois sous le regard amusé de notre ami le merle que nous avons baptisé "pluuus vite" à cause de son chant. Ce qui devait arriver, arriva. En notre absence notre carré des petits pois a été pillé !!
Nous nous sommes donc lancés dans la fabrication de notre premier épouvantail ! Nous avions déjà l'idée d'en faire un pour animer notre jardin mais là, il y avait urgence !!!
Pour faire un épouvantail, il faut prévoir :
- des vêtements (ici, un pyjama pour enfant)
- un pot en plastique pour la tête
- capsules, bouchons pour les yeux et le nez
- des piquets en bois pour la structure
- de la paille ou du foin
- vis à bois
- tournevis et agrafeuse
Assembler les piquets pour former la structure à l'aide de vis à bois. Agrafer les vêtements dessus.
Fixer les yeux et le nez sur le pot à l'aide de vis à bois et agrafer sur le haut du piquet.
Remplir les vêtements et le pot de paille ou de foin.
Voilà, c'est déjà terminé !
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LES ÉPOUVANTAILS
RépondreSupprimerAu cours de mes fabuleuses aventures locales, tant à travers champs qu'au fond des jardins, je croise des épouvantails.
Ces êtres de rêve et de paille font partie de mes meilleurs amis !
Ils se dressent dans la solitude de la campagne en affrontant tous les vents, fiers et dignes, pareils à des rois en guenilles.
J'aime les voir apparaître dans la brume, inquiétants, quasi vivants avec leur face ambiguë et leur couvre-chef de vieux paysans... Parfois abandonnés, oubliés, brisés, ne servant plus à rien, ces spectres en loques brillent tels des astres moribonds. C'est là qu'ils sont les plus beaux.
Ils sont la poésie de la friche, l'âme des sillons, le chant de l'aube et le mystère des ténèbres.
Ils ont plein de brouillard dans le coeur, de la pluie dans les yeux, des étoiles cachées dans les poches de leurs vestes trouées. Et se présentent sous le ciel avec des fleurs dans les mains, devant les hommes avec des ronces.
Je crois bien qu'une flamme brûle sous leurs haillons. Ils ont besoin de chaleur et d'amour, eux aussi.
Et lorsque le givre les blanchit, seuls dans la plaine, sans personne pour les enlacer, ces pauvres ermites doivent trembler de froid... Comme n'importe qui à leur place.
Leurs allures tristes et leur silhouette auguste leur confèrent un charme champêtre profond, étrange et mélancolique. Il y a toujours un peu d'hiver sur leur front et beaucoup de printemps dans leurs cheveux de chaume.
Je me sens si proche de ces silencieux confidents... Plantés au bord des chemins, ils fixent l'horizon et voyagent avec les nuages, perdus dans leurs pensées nébuleuses. Ce sont mes fidèles compagnons de route, de secrètes présences au milieu des herbes folles, des fantômes établis loin des logis.
L'ailleurs est notre but commun, moi qui vagabonde sous l'azur, eux qui mendient de la lumière.
Raphaël Zacharie de IZARRA